Quel est l’état du marché du logement neuf à Toulouse ?

Le marché est en pénurie de biens

Le marché de l’immobilier neuf toulousain est en crise. Et l’épidémie de Covid-19 a porté un coup important au marché. La rareté des terrains pour construire combinée aux retards de construction et de livraison des matières premières pendant la période de crise sanitaire font passer tous les voyants au rouge.

En effet, l’offre de biens neufs est au plus bas pour le marché de la région toulousaine. Les professionnels du secteur au sein de la ville rose parlent de pénurie de biens : les promoteurs immobiliers n’arrivent pas à produire suffisant de bien pour endiguer la demande d’acquisition, mais surtout la demande locative. La ville rose attire les nouveaux habitants, mais l’offre de logement reste identique depuis de nombreuses années.

La tension immobilière

Pour décrire le marché locatif à Toulouse, le mot tendu est véritablement le bon. L’attractivité de la zone est telle que le nombre d’habitations ne cesse de grimper. La quatrième ville française a vu son nombre d’habitants augmenter de 6,3 % entre 2011 et 2016. Et cette augmentation semble encore plus forte à partir de 2017 : en 2020, il était annoncé presque 6 000 nouveaux toulousains. Il s’agissait alors de la ville qui accueillait le plus de nouveaux habitants, devant Nantes, mais également sa voisine Montpellier.

Le Sud-ouest attire, mais le Sud-ouest ne construit pas assez ! Malgré les nombreux chantiers de constructions, comme dans les quartiers de Lalande, Trois-Cocus, la Vache et Cartoucherie, la demande locative grandissante ne trouve pas de réponse. La demande de bien supplante largement l’offre, et la construction de biens neufs n’est pas assez conséquente. Pourtant, les investisseurs sont motivés pour acquérir des logements neufs et ainsi investir dans le locatif. Les dispositifs d’incitation à l’investissement locatif privé, tel que le dispositif Pinel, semblent porter leurs fruits.

Comment motiver la production de logements neufs ?

Devant cette baisse du nombre de transactions, estimée à 36 % entre 2019 et 2020, il est urgent de trouver des solutions. Les spécialistes du secteur de l’immobilier neuf en ont d’ailleurs quelques-unes en réserve :

  • Provoquer un choc de l’offre en délivrant des permis de construire suffisamment nombreux.
  • Raccourcir les délais des opérations immobilières.
  • Un soutien de la construction par les institutions gouvernementales, régionales et municipales. Toulouse Métropole a notamment annoncé débloquer des fonds pour construire des logements sociaux.
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